Châteaux de la Loire

Il reste encore aux BOU des châteaux de la Loire à visiter ensemble, ce week-end prolongé va leur permettre dans une ambiance automnale de visiter les fleurons français que sont les châteaux d’Amboise, de Chenonceau, de Cheverny et du Clos-Lucé. Comme toujours cette virée sera sous le signe de la gastronomie mais nous y ajouterons aussi la thématique des cheminées très chère à MME BOU. Alors c’est partie, la BOUMOBILE est mise à contribution une nouvelle fois direction Blois pour un premier arrêt très sympathique sous le signe des premiers achats de Noël.

Les BOU participants

Arrivée à Blois en fin de matinée, nous nous garons près du château que nous connaissons déjà. Nous partons à la recherche d’un restaurant pour déjeuner, nous trouvons un brasserie en centre ville avec une ambiance décontractée dans un cadre très déco. Le début d’après-midi sera dédié au shopping et la découverte des décorations de la ville.

Nous prenons maintenant la route qui longe la Loire pour rejoindre notre maison d’hôtes qui est à quelques kilomètres d’Amboise. Nous arrivons en fin d’après-midi et découvrons notre suite avec une décoration sur la thématique de James Bond. Nos hôtes nous indiquent des restaurants pour dîner, après notre installation direction la ville pour la découvrir ses décorations de Noël. Nous dînerons dans un restaurant près du château.

Le lendemain dans la brume, les BOU sont pour la visite du château d’Amboise. Par chance nous arrivons au bon moment pour profiter d’un guide qui s’avérera être excellent.

La chapelle Saint-Hubert fut édifiée et sculptée entre 1491 et 1496 par des artistes flamands dans le pur goût Gothique flamboyant en tuffeau blanc à l’initiative de Charles-VIII. La chapelle sert ensuite d’oratoire à Anne de Bretagne, avant de devenir la dernière demeure présumée du corps de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519.

Le linteau de la porte d’entrée représente la chasse de Saint-Hubert. Les vitraux, assez récents, retracent des épisodes de la vie de Saint-Louis, et le tympan datant du xixe siècle, représente Charles VIII et Anne de Bretagne

De la cour du château nous avons une vue magnifique sur la ville.

La cité doit sa renommée au célèbre château qui la domine, à la porte de l’Horloge, à la collégiale Saint-Denis, au château du Clos Lucé, à la demeure royale de Château-Gaillard construite par Charles YIII en 1496 et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la sanglante conjuration de 1560.

C’est l’une des onze communes viticoles de l’aire d’appellation d’origine contrôlée (AOC) « Touraine-Amboise ». Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Avant d’être rattaché à la couronne en 1434, le château appartenait, depuis plus de quatre siècles, à la puissante famille d’Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à plusieurs rois de France.

Il a été partiellement détruit après la Révolution : du projet de Charles VIII subsistent toutefois le logis royal, la chapelle Saint-Hubert où reposent les restes présumés de Léonard de Vinci, les terrasses et les tours cavalières qui donnent au monument cette silhouette si singulière.

Le château d’Amboise fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

La construction fut supervisée par Raymond de Dezest, bailli d’Amboise, avec l’aide de trois architectes : Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart assistés des maîtres Jacques Sourdeau et Pierre Trinqueau. Plus de 250 maçons travaillaient en permanence sur ce chantier.

Charles VIII mourut à Amboise d’une hémorragie cérébrale en 1498 à l’âge de 27 ans, après avoir violemment heurté de la tête un linteau de pierre de la galerie Hacquelebac le 7 avril, alors qu’il se rendait au jeu de paume.

Louis XII, son successeur, y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l’aile Charles VIII, dans le style renaissance. Il cède le domaine à Louise de Savoie, qui y élève ses deux enfants, Marguerite et François, lequel était pressenti pour succéder à Louis XII. Lorsque Louis XII décède en 1515 et que François Ier monte sur le trône, la cour réside encore souvent au château royal (notamment les 8 premiers mois de 1518) mais ses séjours vont peu à peu s’espacer. Bien que la construction continue, avec l’achèvement de la tour Heurtault et le réaménagement de l’aile Louis XII, François Ier va préférer d’autres demeures comme les châteaux de Chambord, de Blois ou de Fontainebleau.

Il invita néanmoins Léonard de Vinci à séjourner à Amboise dans le  Clos Lucé, situé près du château. On a souvent entendu dire qu’un souterrain, permettant la communication entre les deux sites fut percé : ceci est une légende et les dernières fouilles archéologiques ont bien démontré que ce souterrain n’a jamais existé. Le grand peintre mourut en 1519 à Amboise et fut inhumé premièrement dans la collégiale Saint-Florentin, conformément à ses dernières volontés. Les ossements attribués à Léonard de Vinci furent retrouvés et placés en 1874 dans la chapelle Saint-Hubert.

Fin de la visite pour les BOU il est tant de déjeuner, justement nous avions repéré une crêperie en bas de la montée du château, cela nous convient parfaitement pour midi.

En début d’après-midi nous nous dirigeons à pied vers le château du Clos-Lucé en chemin nous découvrons de nombreuses maisons troglodytes.

La visite de la maison de Léonard de Vinci peut commencer.

Originellement conçu en 1471 comme un ancien fief relevant du château d’Amboise, il passe entre plusieurs mains avant d’être acheté par Charles VIII et de devenir une résidence d’été des rois de France. Il gardera cette fonction jusqu’en 1516 où François Ier le met à la disposition de Léonard de Vinci, qui y vivra trois ans, jusqu’à sa mort.

Voici la chambre restaurée de Léonard : lit Renaissance à baldaquins sculpté de chimères, d’angelots et d’animaux marins ; cabinets italiens à secrets du XVIe siècle ; cheminée en pierre de tuffeau décorée des armes de France et du collier de l’ordre de Saint Michel ; mur à enduit avec une patine à l’eau mélangée au pigment naturel (terre de Sienne, terre de Sienne brûlée, terre d’ombre naturelle, ocre jaune)

Voici un de ses bureaux également restauré. Au sous-sol on peut retrouver quarante maquettes réalisées par IBM d’après les dessins de Léonard de Vinci. Elles sont présentées dans quatre salles. Des animations 3D sont également présentées dans les salles des maquettes. Elles permettent de comprendre le fonctionnement des inventions de Léonard et de les voir s’animer.

On retrouve dans le parc un pigeonnier construit au xve siècle par Estienne le Loup, bailli d’Amboise. Le colombier abritait un millier de niches pour les pigeons. Un parcours culturel a été mis en place dans le parc du Château du Clos Lucé en 2003 par Jean Saint Bris, avec des bornes sonores et 20 machines géantes inspirées de ses croquis. Un jardin présente les travaux de Léonard sur les plantes, ainsi qu’un pont à deux niveaux, réalisé d’après un croquis de l’artiste.

 

Les BOU ont été conquis par cette visite, en plus ils étaient quasiment tout seul. Nous rentrons à notre maison d’hôtes pour nous reposer un peu avant notre dîner à Amboise dans un restaurant que nous avions vu dans la journée. Nous ne serons pas déçu le menu est excellent.

Le lendemain nous nous dirigeons vers le château de Chenonceau.

Il est construit, aménagé et transformé par des femmes très différentes de par leur tempérament. Il est édifié par Katherine Briçonnet en 1513, enrichi par Diane de Poitiers et agrandi sous Catherine de Médicis. Il devient un lieu de recueillement avec la reine blanche Louise de Lorraine, puis il est sauvegardé par Louise Dupin au cours de la Révolution française et enfin, métamorphosé par madame Pelouze. C’est ainsi qu’il est surnommé le château des Dames, car « cette empreinte féminine est partout présente, le préservant des conflits et des guerres pour en faire depuis toujours un lieu de paix. Château meublé, décoré de rares tapisseries et peintures anciennes, c’est le monument historique privé le plus visité de France, serti de plusieurs jardins d’agrément, un parc et un domaine viticole ».

La galerie au RDC, longue de 60 mètres, large de 6 mètres, et comportant 18 fenêtres, possède un sol carrelé de tuffeau et d’ardoise, ainsi qu’un plafond à solives apparentes, servant de salle de bal, elle fut inaugurée en 1577 lors des fêtes données par Catherine de Médicis et son fils Henri III. À chaque extrémité, deux cheminées de style Renaissance, dont l’une n’est qu’un décor entourant la porte Sud qui mène à la rive gauche du Cher.

La façade du Levant fut peinte par les décorateurs de l’Opéra de Paris pour le second acte des Huguenots. La série de médaillons représentant des personnages célèbres sur les murs fut posée au XVIII ième siècle.

Les BOU apprécient beaucoup les cuisines, elles sont au sous-sol et sont grandioses.

Les cuisines sont installées au sous-sol auquel on accède par un escalier situé entre la galerie et « la chambre de François Ier ». Aménagées dans les piles assises du moulin ayant précédé le château qui forme un énorme soubassement, elles sont composées de plusieurs salles, dont l’office, salle basse aux deux voûtes en croisées d’ogives comportant une cheminée, la plus grande du château. À côté se trouve le four à pain.

L’office dessert la salle à manger du personnel du château, la boucherie dans laquelle sont exposés les crochets pour suspendre le gibier et les billots pour les dépecer, ainsi que le garde-manger. Un pont se tient entre l’office et la cuisine à proprement parler. Le mobilier du XVI ième siècle a été remplacé pendant la Première Guerre mondiale en un équipement plus moderne, pour soutenir les besoins de l’hôpital.

Un quai de débarquement permettant d’apporter directement des marchandises dans la cuisine, est appelé selon la légende, le Bain de Diane.

Mais ce qu’apprécie énormément MME BOU ce sont les cheminées qui ont été allumées dans certaines chambres, comme celle des 5 reines.

Cette chambre rend hommage aux deux filles et aux trois belles-filles de Catherine de Médicis : la reine Margot, Elisabeth de France, Marie Stuart, Elisabeth de France et Louise de Lorraine. Le plafond à caissons du XVI ième siècle arbore en effet les armoiries des cinq reines.

Le logis Renaissance est constitué d’un corps de logis presque carré (22 m sur 23) de deux étages (plus un sous-sol) flanqué de tourelles d’angle, construit sur les puissantes assises de pierre de l’ancien moulin bordant naguère la rive droite.

Celui-ci est prolongé d’un corps de bâtiment de deux étages et d’un comble qui s’appuie sur la façade Sud du logis, construit par Philibert Delorme en 1560 dans un style déjà presque classique, et reposant sur un pont de cinq arches enjambant le Cher. L’étage inférieur est notamment occupé par une galerie.

On accède au rez-de-chaussée du corps de logis principal par un escalier suivi d’un petit pont.

Cette visite avec quasiment personne est très agréable, les BOU finiront leur visite par un petit tour dans les jardins de Diane, de Catherine de Médicis et le labyrinthe de style italien est composé de 2000 ifssur plus d’un hectare.

Il est l’heure d’aller vers Montrichard qui est à environ 20 kilomètres. Cette charmante petite ville va être l’endroit idéal pour déjeuner. Nous trouvons une petite crêperie avec cheminée pas très loin des ruines du château. Le donjon carrée atteste la présence d’un château du xie siècle, dont la construction est attribuée au comte d’Anjou Foulques Nerra. La tour actuelle est plutôt attribuée à Hugues de Chaumont. Plusieurs maisons à colombages sont présentes dans cette ville. Nous sommes dans la région des vins de Touraine, d’ailleurs nous tombons en pleine fête du Touraine Primeur.


La journée n’est pas finie direction la cité de Loches. Les BOU sont seuls dans la ville et vont découvrir le centre historique.

Loches est un petit bourg relais de la vallée de l’Indre sur le vieux chemin marchand d’Amboise à Poitiers qui a longtemps concurrencé la voie commerciale d’Aquitaine partant de Tours ou de Langeais. Très tôt, ce relais semble avoir été fortifié. Un important chemin Saint-Jacques emprunte cette voie commerciale au xiie siècle. Loches devient une petite ville médiévale surmontée d’un des plus anciens donjons d’Europe, construit vers l’an mil par Foulques III Nerra à l’instar des donjons de Langeais et de Montbazon, autres villes de Touraine.

La ville de Loches connaît son âge d’or au xvie siècle, la chancellerie finie en 1551 et l’hôtel de ville bâti par les bourgeois de la ville avec l’accord de François Ier en témoignent. À cette époque de la Renaissance, Loches est « égale en dignité à Tours et à Chinon ». Toutefois il faut attendre quelque temps avant la naissance d’une première vie communale. Charles IX émancipe les bourgeois et habitants de la tutelle directrice des chanoines de Loches et accorde à la ville un statut de municipalité désormais dirigée par un maire et trois échevins.

À la veille de la Révolution française, Loches est en déclin, en partie à cause du Pont royal de Tours qui a détourné le trafic vers Tours. La population chute en deçà de 4 000 habitants.

L’urbanisation a commencé autour du château, ancienne place-forte puis résidence royale sur un promontoire naturel en rive gauche de l’Indre. Les limites de la ville sont d’abord marquées par une enceinte fortifiée, la Cité royale, ses murs édifiés au Moyen Âge présentent une seule issue : la Porte Royale. La première extension urbaine fut le bourg Saint-Ours, au nord-est de la Cité médiévale ; c’est là que se situait l’église paroissiale de la ville avant la Révolution française. Un enceinte extérieure, en partie démantelée, s’ajoute vers l’ouest à la Renaissance et forme le centre-ville contemporain ; elle comportait quatre portes, dont deux subsistent : la porte Picois et la porte des Cordeliers ; il ne reste que des vestiges de la porte Poitevine, tandis que la porte Quintefol a disparu.

C’est déjà notre dernière soirée, nous mangerons de nouveau à Amboise dans une très belle brasserie. Les BOU se régalent et passent leur dernière nuit dans le maison d’hôtes. Le lendemain nous regagnons la région parisienne mais avec une halte prestigieuse au château de Cheverny qui a pris ses parures de noël.

Le château de Cheverny sert de modèle à Hergé qui l’ampute des imposants pavillons latéraux, pour créer Moulinsart, le château du Capitaine Haddock. Mais Hergé ne s’est pas seulement inspiré de l’architecture extérieure du château, il s’inspire du décor et du mobilier pour y retranscrire les pièces du château de Moulinsart.

Un bâtiment, jouxtant le chenil, abrite une exposition permanente sur l’œuvre d’Hergé, en relation avec le château de Moulinsart. Il s’agit essentiellement de décors reconstitués de l’intérieur du monument avec des animations sonores et des maquettes.

Les BOU découvent avec bonheur cette exposition.

Contrairement à Blois qui est une construction portant les strates de styles s’étendant sur quatre siècles d’architecture, Cheverny est construit dans un style classique homogène. Il est fait d’un matériau traité en appareil de bossages plats, strié de refends horizontaux, la « pierre de Bourré », un tuffeau originaire de ce village de Loir-et-Cher qui a la particularité de blanchir et durcir en vieillissant, ce qui explique la blancheur de sa façade sud. Celle-ci est ornée de bustes d’empereurs romains. Les toits des pavillons latéraux, sous forme de dômes carrés surmontés de campaniles ajourés, encadrent les hauts toits à la française du corps principal.

Et voilà ce week-end prolongé se termine par un petit tour de BOUMOBILE vers Paris. A bientôt pour ed nouvelles aventures.